Friend Zone de Mickael Parisi

Il y a quelques temps, j’ai reçu la proposition d’un auteur indépendant de découvrir son dernier roman. Le moins que je puisse dire c’est que c’était une lecture hors du commun !

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Présentation

61r1sk4md9lAuteur : Mickaël Parisi

Editions : Auto édité

Date de parution : 29 septembre 2017

Nombre de pages : 328

Prix : 13,98€, également disponible en ebook

Résumé :

Thomas Grant est un détective privé, n’existant plus légalement aux yeux du monde, et offrant ses services sur le « Dark Web ». En plus d’être intolérant et misogyne, son addiction à l’alcool et aux armes à feu font de lui un être ingérable dans chaque situation impliquant un quelconque rapport social. Sa route va croiser celle d’Opaline, jeune fille Végan, dont le frère s’est retrouvé embrigadé dans une secte intitulée « Les trentenaires ». Persuadé de pouvoir sauver facilement le frère d’Opaline, Grant se lance dans une mission sauvetage sans plan et sans idée. Tout ne se passera évidemment pas comme prévu…

Que ce soit dans un bar en Thaïlande réservé aux fichés S, dans une boîte SM, dans un abattoir ou encore dans un village de chasseurs, « Friend Zone » spin-off de Néant du même auteur et OVNI de la rentrée littéraire 2017, vous mènera dans le grand n’importe quoi. A signaler également la présence du premier personnage végane de la littérature Française.



Mon Avis

Ma première réaction au début de ma lecture a été que je n’appréciais pas le personnage principal. Outre ses activités plus que douteuses, j’ai eu du mal avec la vulgarité employée et l’image dégradante de la femme qui était véhiculée. Malgré tout, j’étais tenue par une forte curiosité concernant l’intrigue. Il faut dire que les éléments présents dans le résumé arrivent rapidement et cela m’a laissée relativement perplexe quant à la suite. Au final la trame de l’histoire est assez étrange mais on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer.

Pour en revenir aux personnages, le protagoniste principal, Thomas Grant est correctement décrit dans le résumé puisqu’il est véritablement intolérant, misogyne, alcoolique (le mot est faible) et obsédé par les armes à feu. Son langage cru ne m’a pas choquée très longtemps, ça allait avec le personnage. Parce qu’il est vrai que dans cette intrigue, la présence d’un (anti)héros masculin aussi détestable et cynique était nécessaire. Seulement je pense que parfois un peu moins de vulgarités cela aurait pu avoir le même impact mais d’une meilleure façon. Concernant le personnage d’Opaline je dois dire que j’ai été très surprise. Pour ce qui est du côté vegan, pas de problème, mais la façon dont elle se comporte par la suite m’a pas mal interpellée.

Je tiens également à soulever le point de vue intéressant sur le véganisme même si je ne cautionne pas les moyens employés par le personnage d’Opaline qui devient légèrement hors de contrôle. Pourtant c’est un sujet d’actualité qui mérite qu’on s’y attarde plus en détails. Je me rends également compte qu’au final on en apprend très peu sur nos deux protagonistes, en dehors de ce qu’il leur arrive dans le roman. Leurs passés ne sont pas exploités, pour autant cela ne m’a pas dérangée puisque je viens à peine de le réaliser.

Au niveau de l’écriture, si on met de côté le vocabulaire trop cru et trop vulgaire de Thomas, elle est suffisamment fluide pour avoir envie de continuer et de connaitre la fin de l’histoire. J’ai également apprécié les jeux de l’auteur dans la dernière partie du roman. Ces derniers sont faits pour perdre un peu le lecteur sur ce qu’il croit comprendre de l’intrigue. Mais d’une certaine façon j’en suis contente puisque l’une des scènes m’a pas mal chamboulée ! J’avoue également que la fin m’a un peu perdue mais c’est d’autant plus intrigant quand on sait que ce roman est un spin-off du premier roman de l’auteur Néant, ce qui promet pour la suite.

Je tiens quand même à mettre l’accent sur la nature même du roman. Je ne le conseillerais pas à tout le monde. Seulement les personnes ouvertes d’esprit devraient se jeter à l’eau car malgré une intrigue originale et des points de vue intéressants, ce livre ne peut pas être mis dans toutes les mains. Certaines idées véhiculées, à prendre au second degré, peuvent choquer plus d’une personne, mais je peux comprendre les deux positions.

Au final c’était une lecture intéressante qui m’a sortie de ma zone de confort. Je m’y suis lancée sans a priori juste par curiosité et je suis contente de l’avoir fait. Pour autant je ne suis pas convaincue que cela soit un genre que j’affectionne particulièrement même si j’ai apprécié ce saut dans l’inconnu.

Note : sans-titre6

Célia 

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